Les prix de l’énergie poussent les ménages vers les pompes à chaleur
« Passer à l’action aujourd’hui est plus avantageux que jamais »
La hausse des prix de l’énergie et les tensions internationales poussent de plus en plus de ménages belges à repenser leur choix de chauffage. De nouveaux chiffres montrent que les pompes à chaleur gagnent fortement du terrain, tandis que les systèmes de chauffage fossiles poursuivent leur recul. Selon le secteur, la transition est désormais clairement engagée : les ménages recherchent davantage de sécurité énergétique et moins de dépendance aux combustibles fossiles.
Selon les derniers chiffres de MARKETSTATS, une initiative commune des fédérations sectorielles BtecCH, Climafed, Gas.be et Frixis, les ventes de systèmes de chauffage fossiles ont reculé de 9 % en Belgique sur les quatre premiers mois de 2026 par rapport à la même période l’an dernier. Le chauffage au gaz a diminué de 8 %, tandis que les chaudières au mazout ont chuté de 28 %.
Dans le même temps, les pompes à chaleur poursuivent leur forte progression avec une croissance de 19 %. Les chauffe-eau thermodynamiques enregistrent également une hausse de 10 %. Cette évolution confirme une tendance de fond : les ménages cherchent de plus en plus à réduire leur dépendance aux énergies fossiles.
L’intérêt pour les pompes à chaleur est également en nette augmentation. Le nombre de demandes de devis a récemment progressé de 40 %, sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie et de l’incertitude croissante sur les marchés énergétiques.
Les ménages recherchent davantage de sécurité
« Ce que nous constatons aujourd’hui, c’est que les ménages ne regardent plus uniquement le prix actuel de l’énergie, mais surtout la prévisibilité à long terme », explique Patrick O, responsable Public Affairs chez Climafed. « La dépendance aux combustibles fossiles est de plus en plus perçue comme un risque. Les pompes à chaleur offrent davantage de contrôle sur la facture énergétique et une meilleure protection contre les futurs chocs de prix. »
Selon le secteur, il ne s’agit pas d’une réaction temporaire, mais d’un changement structurel dans la manière dont les ménages envisagent leur chauffage.
Une logique économique qui évolue
Les pompes à chaleur puisent la majeure partie de leur énergie dans l’environnement et transforment l’électricité en chaleur avec une très grande efficacité. Elles consomment donc nettement moins d’énergie que les systèmes classiques et sont moins sensibles aux fluctuations de prix. Pour de nombreux ménages, la pompe à chaleur devient ainsi non seulement un choix durable, mais aussi la solution économiquement la plus rationnelle à long terme.
Parallèlement, la logique économique évolue également en leur faveur. Avec l’introduction progressive de nouvelles taxes CO₂ et l’augmentation des prix des combustibles fossiles, se chauffer au gaz ou au mazout deviendra plus coûteux dans les années à venir, tandis que les solutions électriques gagneront en attractivité.
« Les consommateurs regardent aujourd’hui beaucoup plus attentivement leur coût énergétique global », souligne Herwig Coppens, président de Frixis. « Ce n’est plus seulement l’investissement initial qui compte, mais surtout ce qu’un système coûtera sur dix ou vingt ans. Dans cette perspective, la pompe à chaleur apparaît de plus en plus la solution la plus sûre et la plus tournée vers l’avenir. »
La transition est en marche
Pour le secteur, la tendance est désormais clairement installée. Les ménages qui investissent aujourd’hui dans un nouveau système de chauffage ont tout intérêt à regarder au-delà du court terme.
« Passer à la pompe à chaleur aujourd’hui est plus avantageux que jamais. Non seulement pour des raisons de durabilité, mais surtout parce qu’elle permet aux ménages de mieux maîtriser leur facture énergétique dans un marché de l’énergie devenu beaucoup plus incertain. »
